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Airbus lance officiellement Airlog II : une nouvelle ère pour la logistique aéronautique

28 août 2026 24 min de lecture Mis a jour 12 septembre 2026
Cet article a été généré par intelligence artificielle et publié sans révision humaine approfondie.

En bref

  • Airbus a inauguré Airlog II le 4 mai 2018 dans la zone de Barquil, près de Toulouse.
  • La plateforme de 36 000 m² regroupe les équipements de cabine destinés aux familles A350, A330 et A320.
  • Le regroupement de trois entrepôts régionaux doit supprimer près de 500 000 km de transports routiers par an.
  • Airbus estimait alors une baisse d’environ 1 000 tonnes de CO2 par an grâce à cette nouvelle organisation.
  • Les opérations du site sont assurées par Daher, devenu opérateur des activités logistiques d’Airbus en France au début de 2018.

Airbus Airlog II : un hub de 36 000 m² pour la logistique aéronautique à Toulouse

Airlog II n’est pas une annonce récente de 2026, même si son rôle prend une dimension particulière dans le contexte actuel de remontée des cadences aéronautiques. Airbus a officiellement inauguré cette plateforme le 4 mai 2018. Le site a été implanté dans la zone de Barquil, à proximité immédiate des installations toulousaines du groupe et des lignes d’assemblage concernées.

Le bâtiment représente 36 000 m² dédiés aux équipements de cabine. Cette surface ne correspond pas à un simple entrepôt de débordement. Elle accueille des éléments qui doivent arriver dans le bon ordre, au bon moment et dans l’état prévu par les exigences de production. Siège passager, galleys, panneaux d’habillage, systèmes de rangement, éléments de toilettes ou pièces de connectique participent tous au produit final livré à une compagnie aérienne.

Dans l’aéronautique, une pièce disponible mais mal identifiée peut avoir la même conséquence qu’une pièce absente. La chaîne d’assemblage ne peut pas intégrer un équipement cabine s’il n’est pas rattaché au bon avion, au bon standard de configuration et au bon dossier de traçabilité. Airlog II a donc été conçu pour consolider les mouvements physiques et les informations qui les accompagnent.

Le périmètre couvre les programmes A350, A330 et A320 dont les aménagements cabine sont réalisés à Toulouse. Ces familles d’avions ne présentent ni les mêmes volumes, ni les mêmes options de personnalisation, ni les mêmes contraintes d’approvisionnement. L’A350, notamment, peut intégrer des cabines long-courriers complexes avec plusieurs classes, des sièges à forte valeur unitaire et des équipements spécifiques demandés par les compagnies clientes.

Le regroupement des stocks répond à une difficulté opérationnelle concrète

Avant l’ouverture d’Airlog II, les éléments de cabine étaient répartis dans trois entrepôts de la région. Cette fragmentation imposait des transferts internes fréquents. Elle augmentait aussi le nombre de ruptures de charge, c’est-à-dire les moments où une marchandise est déplacée d’un véhicule à un autre ou transférée entre deux sites.

Chaque rupture de charge crée une exposition supplémentaire. Une palette peut être déplacée trop tôt, une référence peut être dirigée vers une zone incorrecte, un emballage peut subir un choc ou une documentation peut être dissociée du composant. Dans une activité industrielle, ces incidents ne relèvent pas seulement du transport. Ils perturbent la planification, mobilisent des équipes de recherche et peuvent désorganiser une séquence d’assemblage.

Airbus a présenté Airlog II comme un moyen d’accélérer les entrées et sorties de matériels. La logique est méthodique. Au lieu de piloter plusieurs points de stockage éloignés, l’industriel concentre les opérations dans un même pôle, proche des besoins de production. La gestion des flux devient plus lisible, car le responsable de production et l’opérateur logistique s’appuient sur des circuits plus courts.

Élément comparé Organisation antérieure Organisation avec Airlog II
Stockage cabine Réparti sur trois entrepôts régionaux Centralisé sur une plateforme de 36 000 m²
Programmes concernés Gestion dispersée selon les sites A350, A330 et A320 suivis depuis le même hub
Transports internes Navettes entre plusieurs zones de stockage Réduction estimée à 500 000 km par an
Impact carbone annoncé Émissions liées à des trajets plus nombreux Environ 1 000 tonnes de CO2 évitées par an
Opérateur logistique Organisation antérieure à la reprise nationale Daher assure les opérations sur le site

Le montant d’investissement communiqué lors de l’inauguration s’élevait à 30 millions d’euros en 2018. Ce chiffre doit être replacé dans le cycle long de l’industrie aéronautique. Un bâtiment logistique de cette taille n’est rentable que s’il reste compatible avec l’évolution des programmes, des cadences et des standards de configuration sur plusieurs années.

La valeur de la plateforme tient donc moins à son volume immobilier qu’à sa position dans la supply chain. Un avion de ligne est un assemblage de milliers de références. La cabine représente une partie visible pour le passager, mais elle repose aussi sur une organisation industrielle rigoureuse, depuis la réception d’un composant jusqu’à sa mise à disposition au poste de montage.

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Illustration générée par intelligence artificielle.

Airlog II et la gestion des flux cabine des Airbus A350, A330 et A320

La cabine constitue un domaine particulier dans la construction d’un avion commercial. Les éléments structurels répondent principalement à une définition industrielle stable, alors que les aménagements intérieurs dépendent souvent du client final. Une compagnie peut choisir une densité de sièges, un type de siège affaires, des équipements de connectivité, un habillage ou des espaces de repos spécifiques. Cette diversité explique le besoin d’une logistique aéronautique dédiée.

Airlog II reçoit et administre les équipements prévus pour les avions assemblés à Toulouse. Le site doit être capable de traiter des références de tailles très différentes. Un composant électronique fragile n’est pas géré comme un module de cuisine. Un siège premium demande un emballage adapté, un contrôle documentaire strict et une livraison coordonnée avec les travaux réalisés dans le fuselage.

Le risque n’est pas limité à la casse matérielle. Une erreur de version peut empêcher l’installation. Un équipement peut être physiquement intact mais inutilisable s’il ne correspond pas à la configuration certifiée de l’appareil. La technologie appliquée à la traçabilité prend alors une place centrale. Numéros de série, références fournisseurs, emplacements de stockage et ordres de préparation doivent être cohérents à chaque étape.

La proximité avec les chaînes réduit les marges d’incertitude

Le choix de la zone de Barquil répond à une logique géographique simple. Airlog II se situe près d’Airlog I et de son extension, qui totalisent environ 48 000 m² dédiés aux éléments de structure et à d’autres équipements. Le nouvel ensemble permet d’éviter une séparation trop marquée entre la gestion des grandes pièces industrielles et celle des composants nécessaires à la finition des appareils.

La proximité ne dispense pas d’organisation. Elle réduit la distance, mais ne corrige pas à elle seule une préparation de commande incomplète ou une information erronée. La performance repose sur la préparation des besoins de production, la disponibilité des stocks, la qualité de l’emballage et la synchronisation des véhicules de transfert. Les kilomètres supprimés n’ont de valeur que si les flux restants sont maîtrisés.

Airbus estimait que la nouvelle implantation éviterait environ 500 000 kilomètres de transport par an. Ce volume représente des navettes qui n’ont plus lieu d’être entre les anciens points de stockage et les zones de montage. Le gain est concret pour les équipes de transport, mais également pour les plannings d’approvisionnement qui dépendent moins des aléas routiers locaux.

La baisse annoncée d’environ 1 000 tonnes de CO2 par an doit être comprise comme une estimation liée à la réduction des déplacements. Elle ne mesure pas l’ensemble de l’empreinte carbone du bâtiment, ni celle de la fabrication des équipements cabine. Elle décrit un effet précis de la réorganisation : moins de parcours internes et donc moins de carburant consommé pour déplacer les composants.

Cette approche rejoint les évolutions observées dans le transport aérien. Les constructeurs cherchent à réduire les émissions liées aux avions, mais ils travaillent aussi sur les opérations au sol, les bâtiments et les transports routiers qui accompagnent la production. Une amélioration de supply chain ne transforme pas le bilan global d’un appareil à elle seule. Elle supprime toutefois une source d’émissions identifiable et mesurable.

Les programmes concernés donnent une idée du niveau de complexité. La famille A320 répond principalement aux besoins de moyen-courrier et constitue un pilier des livraisons mondiales d’Airbus. Les A330 et A350 sont destinés à des missions plus longues, avec des attentes cabine différentes. Les composants doivent suivre des rythmes de production distincts, sans confondre les configurations ni les contraintes de manutention.

La lecture des évolutions de l’A350-1000 et de ses équipements montre d’ailleurs combien la cabine est liée aux ambitions commerciales des compagnies. Un siège, une cloison ou un équipement de connectivité ne sont pas de simples accessoires. Ils déterminent l’expérience proposée au passager, la masse embarquée, les besoins en alimentation électrique et parfois l’organisation de la maintenance.

La centralisation d’Airlog II donne aux équipes une base commune pour gérer cette variété. Le site ne remplace ni les fournisseurs, ni les lignes d’assemblage, ni les contrôles qualité. Il réduit l’écart entre ces acteurs en organisant la circulation des composants, des données et des priorités de production.

Daher à Airlog II : l’externalisation des opérations logistiques d’Airbus France

Les opérations logistiques d’Airlog II ont été confiées au groupe Daher. Cette précision compte, car elle distingue la propriété industrielle du site de son exploitation quotidienne. Airbus définit les besoins des programmes, les exigences de qualité et les échéances de production. Daher organise les opérations de réception, de stockage, de préparation et de mise à disposition selon le cadre convenu.

Au début de l’année 2018, Daher a repris les activités de logistique d’Airbus en France. Le groupe a alors intégré 1 600 collaborateurs. Ce transfert ne se réduit pas à un changement de nom sur des badges ou des documents internes. Il implique la reprise de compétences, de processus, d’outils de suivi et de responsabilités opérationnelles dans un environnement où l’erreur de manutention peut avoir un coût industriel élevé.

Plus de 200 personnes travaillaient sur le pôle de Barquil regroupant Airlog II, Airlog I et son extension lors de la présentation du dispositif. Les métiers couvrent des activités différentes. Réceptionnaire, magasinier, préparateur, conducteur d’engins, coordinateur de flux, gestionnaire de stocks et responsable qualité n’interviennent pas sur le même point de la chaîne, mais leurs actions se succèdent sans interruption.

Une responsabilité opérationnelle qui ne se confond pas avec une promesse d’assurance

Dans un dossier logistique, le mot responsabilité peut désigner plusieurs réalités. Il peut s’agir de la responsabilité de l’opérateur qui réceptionne un colis, de celle du transporteur routier, de celle du fournisseur ou de celle du donneur d’ordre. Ces responsabilités ne doivent pas être assimilées automatiquement à une indemnisation. Elles dépendent des contrats, des réserves formulées à réception, des preuves disponibles et de la cause du dommage.

Airlog II n’est pas une offre d’assurance et aucun plafond de garantie d’assurance n’a été communiqué dans le cadre de son inauguration. La plateforme relève d’une organisation industrielle. Si un dommage matériel survient durant une opération de transport ou de stockage, l’analyse porterait notamment sur les contrats applicables, les procédures de réception, l’emballage, les réserves et les éléments de traçabilité. Une couverture éventuelle ne peut jamais être déduite du seul fait qu’un site est exploité par un prestataire reconnu.

Cette distinction est particulièrement utile dans l’aéronautique. Les pièces manipulées peuvent avoir une forte valeur unitaire, mais leur indisponibilité peut coûter davantage que leur remplacement. Un retard sur un équipement de cabine peut mobiliser une équipe, déplacer un créneau de montage et créer des opérations de reprise. Les contrats industriels prévoient donc généralement des obligations précises de contrôle, de déclaration et de conservation des preuves.

Les équipes logistiques doivent pouvoir signaler rapidement toute anomalie. Un emballage déformé, une étiquette illisible, une référence absente ou une palette non conforme ne doit pas être traitée comme une simple irrégularité administrative. Le défaut doit être isolé, documenté et remonté selon la procédure interne. C’est à ce moment que la gestion des flux rejoint la maîtrise du risque.

  • La réception doit rapprocher la marchandise des documents attendus.
  • Les emballages doivent être contrôlés avant toute mise en stock.
  • Les numéros de série doivent rester associés aux références suivies.
  • Les anomalies doivent être signalées avant la préparation pour la ligne.
  • Les mouvements internes doivent conserver une trace exploitable.

Dans un contexte de montée en cadence, cette discipline évite de transformer une irrégularité limitée en arrêt de production. Un composant identifié dès sa réception peut être placé en quarantaine et remplacé. Le même composant découvert trop tard au poste d’installation provoque une réaction plus coûteuse, car le planning de l’avion concerné est déjà engagé.

La relation entre Airbus et Daher illustre une tendance plus large de l’industrie. Les grands donneurs d’ordre conservent la maîtrise des programmes et des exigences, tandis que des partenaires spécialisés prennent en charge une partie des opérations. Cette organisation permet de concentrer des compétences logistiques, à condition que les interfaces entre les deux entreprises restent documentées et suivies au quotidien.

Le facteur déterminant n’est donc pas la seule externalisation. La qualité du dispositif dépend de la précision des engagements opérationnels, du niveau de formation des équipes et de la capacité à traiter immédiatement les écarts observés lors du parcours des pièces.

Réduire les transports internes grâce à Airlog II et à la supply chain de proximité

Le chiffre de 500 000 kilomètres évités par an a donné une portée environnementale forte au projet Airlog II. Il faut pourtant le lire comme un indicateur logistique avant d’y voir un argument général. Airbus a réduit des trajets qui existaient parce que les équipements cabine se trouvaient dispersés dans plusieurs entrepôts régionaux. Le nouveau site rapproche les stocks des besoins d’assemblage.

Dans une usine aéronautique, le transport routier ne concerne pas uniquement les livraisons venant de l’extérieur. Une part significative des déplacements peut avoir lieu entre des bâtiments proches, des magasins de stockage, des zones de contrôle et des postes de montage. Ces navettes sont parfois peu visibles, mais elles consomment du temps, du carburant et de la capacité de planification.

Airlog II permet de raccourcir ces mouvements en concentrant les opérations cabine. Le gain annoncé d’environ 1 000 tonnes de CO2 par an correspond aux transports évités. Il ne dispense pas Airbus et ses partenaires de travailler sur d’autres postes d’émissions, notamment les fournisseurs éloignés, la production des matériaux, les emballages industriels et les flux internationaux.

Une innovation de processus plutôt qu’un changement de produit

Le terme innovation est souvent associé à un nouveau moteur, à un matériau composite ou à un système embarqué. Il désigne aussi une évolution de processus. Airlog II ne change pas la forme d’un A320, d’un A330 ou d’un A350. Le site transforme la manière dont les équipements arrivent vers ces avions, ce qui peut améliorer la stabilité industrielle sans modifier directement le produit fini.

Cette forme d’innovation repose sur des choix concrets : implantation près des lignes, capacité de stockage adaptée, organisation des quais, outils de suivi et coordination avec l’opérateur Daher. Une plateforme trop éloignée des besoins réels crée une réserve coûteuse. Un site insuffisamment dimensionné produit des congestions. La construction d’un hub de 36 000 m² répond à un arbitrage entre ces deux risques.

Le rapprochement avec Airlog I et son extension de 48 000 m² renforce cette logique. Les activités liées aux structures, aux équipements et aux cabines restent distinctes dans leur traitement, mais elles appartiennent à un même environnement industriel. Cette proximité facilite la coordination entre les métiers, tout en évitant d’imposer un entrepôt unique pour des composants ayant des caractéristiques très différentes.

Les anciens entrepôts dispersés imposaient des itinéraires supplémentaires. Ils augmentaient aussi l’exposition aux conditions de circulation, aux retards de chargement et aux incidents de transport. La réduction des kilomètres n’élimine pas tous les aléas. Elle limite cependant le nombre d’occasions où un retard extérieur peut perturber une séquence de travail.

La recherche de sobriété logistique se retrouve dans d’autres segments de l’aéronautique. Les évolutions de moteurs, de carburants alternatifs et de procédés industriels sont souvent plus visibles, mais l’organisation du sol compte également. Les travaux consacrés à la recherche et aux technologies aéronautiques montrent que la performance industrielle résulte rarement d’une amélioration isolée.

La cohérence avec les programmes Airbus se mesure aussi dans le temps. Une plateforme ne peut pas être pensée uniquement pour un niveau de production ponctuel. Elle doit absorber les variations de cadence, les changements de configuration et les aléas fournisseurs. Les bâtiments, les équipements de manutention et les systèmes de gestion doivent donc préserver une marge de manœuvre sans multiplier les surfaces inutilisées.

Dans ce cadre, la baisse des kilomètres constitue un indicateur utile parce qu’elle est directement reliée au fonctionnement quotidien. Elle traduit une décision d’implantation et une réduction des déplacements imposés par l’ancienne organisation, sans prétendre résumer à elle seule la stratégie climatique du groupe.

Airlog II dans la montée en cadence de l’industrie aéronautique européenne

Depuis son inauguration en 2018, Airlog II s’inscrit dans une période marquée par de fortes variations de production. La crise sanitaire de 2020 a brutalement perturbé le transport aérien et les chaînes d’approvisionnement. La reprise a ensuite créé une pression importante sur les fournisseurs, les capacités de production et la disponibilité de certains composants. En 2026, la stabilité de la supply chain reste un sujet de pilotage quotidien pour les industriels aéronautiques.

La montée en cadence ne se résume pas à produire davantage de fuselages ou d’ailes. Elle suppose que chaque avion dispose des équipements attendus au moment où il entre dans la phase de finition. La cabine intervient tard dans la construction, mais elle ne peut pas être improvisée. Les composants doivent être disponibles après les opérations structurelles et avant les essais, les contrôles et la livraison.

Un retard de cabine ne laisse pas nécessairement un avion au sol pendant une longue période, mais il peut bouleverser la séquence de montage prévue. Les équipes doivent alors déplacer des tâches, libérer des espaces de stockage temporaires ou modifier l’ordre de certains travaux. Ces ajustements consomment des ressources et diminuent la capacité à tenir un planning stable.

La plateforme logistique devient un point de contrôle industriel

Airlog II joue un rôle de régulation entre les fournisseurs et les lignes d’assemblage. Le site reçoit les matériels, les contrôle, les stocke et les prépare en fonction des besoins de Toulouse. Cette position intermédiaire permet de détecter des écarts avant que les pièces n’arrivent au poste de travail. Un contrôle réalisé en amont est généralement plus simple à traiter qu’une anomalie découverte au moment du montage.

Le fonctionnement exige une information fiable sur les besoins à venir. Les équipes doivent connaître les appareils concernés, leurs configurations, la date de mise à disposition attendue et les références exactes à préparer. La technologie de gestion des stocks aide à éviter les erreurs de localisation, mais elle ne remplace pas le contrôle humain. Une donnée informatique erronée peut accélérer un mauvais mouvement avec une efficacité redoutable.

Les familles A320, A330 et A350 illustrent la nécessité d’un pilotage différencié. L’A320 est produit selon des volumes élevés et des flux fortement cadencés. Les avions long-courriers nécessitent des configurations cabine plus variées, souvent associées à des équipements spécifiques. La plateforme doit donc combiner une préparation répétitive pour certaines références et une gestion plus fine pour les composants personnalisés.

La place occupée par l’A330 reste également significative dans l’écosystème Airbus, malgré la forte visibilité de l’A350 sur le segment long-courrier. Les évolutions de l’A330-300 rappellent que les programmes continuent d’être suivis à travers leurs configurations, leur exploitation et leurs adaptations au marché. La logistique cabine doit pouvoir accompagner cette diversité sans créer de flux parallèles difficiles à contrôler.

Les investissements industriels annoncés autour d’Airlog II doivent ainsi être lus dans un cadre de continuité. Les 30 millions d’euros investis en 2018 ont financé une capacité logistique conçue pour absorber les besoins des programmes toulousains. La valeur du site dépend de son utilisation réelle, de la qualité des informations échangées et de sa faculté à s’adapter aux évolutions de charge.

Le transport aérien dépend de cette infrastructure discrète. Les passagers voient un appareil livré, une cabine installée et un siège attribué. Ils ne voient pas le parcours des pièces, les contrôles d’entrée, les préparations de commandes et les transferts réalisés quelques kilomètres plus loin. Pourtant, cette organisation conditionne la capacité de l’industrie à livrer des avions complets et conformes aux engagements pris.

Airlog II matérialise cette réalité industrielle : la production d’un avion ne tient pas uniquement à l’assemblage des grandes structures, mais aussi à la maîtrise précise des composants qui doivent arriver, être identifiés et être installés dans une séquence sans désordre.

Airlog II et les limites à surveiller dans une logistique aéronautique centralisée

La centralisation offre des gains évidents, mais elle concentre également une partie des vulnérabilités. Lorsque les stocks sont regroupés sur une même plateforme, un incident local peut toucher plusieurs programmes à la fois. Une panne informatique, une indisponibilité de quai, un problème de manutention ou un arrêt d’accès routier ne concerne plus un petit entrepôt isolé. Il peut affecter un point majeur de la chaîne toulousaine.

Cette concentration ne rend pas le modèle fragile par nature. Elle impose une préparation plus rigoureuse. Les opérateurs doivent disposer de plans de continuité, de zones alternatives, de procédures de reprise et de données de stock fiables. Le but n’est pas de revenir à la dispersion antérieure, qui générait elle-même des coûts et des déplacements. Il s’agit d’identifier les dépendances créées par un hub unique.

La protection des équipements constitue aussi un sujet quotidien. Certains composants cabine sont sensibles à l’humidité, aux variations de température, à la poussière ou aux chocs. Leur emballage ne doit pas seulement faciliter le transport. Il doit préserver l’intégrité de la pièce jusqu’au moment de son installation. Un emballage endommagé doit déclencher un contrôle adapté, même si le composant semble intact à première vue.

Traçabilité, cybersécurité et qualité documentaire

La centralisation renforce le besoin de données exactes. Les outils de gestion des stocks, les étiquettes, les ordres de préparation et les historiques de mouvements deviennent des pièces de preuve industrielle. Sans eux, une plateforme de 36 000 m² peut rapidement transformer un stock disponible en stock introuvable. La taille du bâtiment augmente alors la difficulté au lieu de résoudre le problème.

La cybersécurité prend une place croissante dans cette organisation. Un entrepôt moderne dépend de systèmes de suivi, de terminaux mobiles, de bases de données et parfois d’interfaces avec les fournisseurs ou les lignes d’assemblage. Une indisponibilité numérique peut ralentir la préparation, même si tous les composants sont physiquement présents. Les plans de continuité doivent donc couvrir à la fois les flux matériels et les flux d’information.

La qualité documentaire reste tout aussi déterminante. Une référence de cabine doit être associée à la bonne configuration avion, au bon état de contrôle et à la bonne instruction de montage. La gestion des flux ne consiste pas à déplacer le maximum de pièces dans le minimum de temps. Elle consiste à déplacer uniquement les pièces conformes, vers la bonne destination, avec un historique qui permet de comprendre leur parcours.

Les contraintes environnementales évoluent également. La réduction annuelle annoncée de 1 000 tonnes de CO2 concerne les kilomètres évités entre les sites de stockage et les chaînes. Les exigences futures peuvent porter davantage sur les véhicules de desserte, l’énergie consommée par les entrepôts, les emballages réutilisables et l’optimisation des retours à vide. Une plateforme conçue en 2018 doit pouvoir intégrer ces adaptations sans perdre sa capacité de service.

La coopération entre Airbus et Daher doit enfin rester fondée sur des indicateurs opérationnels vérifiables. Délais de préparation, taux d’erreur, disponibilité des références, conformité à réception et traitement des anomalies permettent de mesurer la situation réelle. Les communications sur l’innovation industrielle sont utiles, mais elles ne remplacent pas ces données de terrain.

Airlog II reste un exemple concret de logistique aéronautique concentrée autour des besoins de production. Son intérêt se mesure dans la durée, à travers la régularité des approvisionnements, la limitation des transports internes et la capacité des équipes à traiter un écart avant qu’il ne devienne un retard sur un avion.

Quand Airbus a-t-il inauguré Airlog II ?

Airbus a inauguré Airlog II le 4 mai 2018. La plateforme se trouve dans la zone de Barquil, près des sites toulousains du constructeur.

Quelle est la surface de la plateforme Airlog II ?

Airlog II couvre 36 000 m². Le bâtiment est consacré à la réception, au stockage et à la préparation des équipements de cabine.

Quels avions Airbus sont concernés par Airlog II ?

Le site gère les équipements cabine destinés aux programmes A350, A330 et A320 dont les aménagements sont réalisés à Toulouse.

Quel est le rôle de Daher sur Airlog II ?

Daher réalise les opérations logistiques du site. Le groupe avait repris les activités de logistique d’Airbus en France au début de l’année 2018 et intégré 1 600 collaborateurs dans ce cadre.

Quel bénéfice environnemental Airbus attribuait-il à Airlog II ?

Airbus estimait que le regroupement des activités permettrait d’éviter environ 500 000 kilomètres de transport par an, soit près de 1 000 tonnes de CO2 annuelles selon l’estimation communiquée lors de l’inauguration.